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En hommage à ...

 
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Elya


Hors ligne

Inscrit le: 22 Oct 2007
Messages: 31

MessagePosté le: Lun 18 Aoû 2008 - 20:17    Sujet du message: En hommage à ... Répondre en citant

Auteur : Alix Karol
Type : Roman d'espionnage
Maison d'édition : Fleuve Noir

Titre :


Objets
Violents
Non
Identifiés

Quatrième de Couverture :

Faudrait pas croire que ce titre : OBJETS VIOLENTS NON IDENTIFIÉS cache une aventure de science-fiction !
C'est pas le genre de la maison !
Karolus et Bis donnent plutôt dans le réel !
Ils adorent ce qui est concret, ce qui peut se toucher, se tripoter.
Ils raffolent surtout lorsque la réalité dépasse la friction, si vous voyez de quoi il en retourne...
Quand aux OBJETS VIOLENTS, ils sont parfaitement IDENTIFIABLES !
Des poings, d'abord. Coriaces, et qui déplaisent aux messieurs.
Et puis d'autres trucs, plus durs encore qui enthousiasment les dames.
Faut préciser d'avantage ?
Non, il y a des marmots dans la salle...
Banco ! Alors glissez ce bouquin dans vos caleçons du dimanche, le libraire regarde ailleurs !
Maitenant, vous mouillez bien votre index et paf... vous tournez les pages !


Dédicace :

Au général Dada, qui finalement n'est pas un mauvais cheval. A.K.

Préface :

PARLONS-EN PUISQU'ON EN CAUSE

Les vrais cons, en plus, ils veulent que ça se sache ! Ils aiment se reconnaître entre eux, ont ont besoin de signes de ralliement.
Une franc maçonnerie, quoi.

Il suffit qu'un important con, dans les colonnes d'un journal, à la radio, à la télévision, ou du haut de la tribune de l'Assemblée Nationale, laisse tomber une redondante expression frappée au coin de la platitude pour que aussitôt tout un chacun la reprenne à l'unisson.

La dernière ânerie à la mode consiste à débuter une phrase par un quelconque adverbe suivit du participe présent du verbe "parler".

Exemple : quand un type attaque par "architecturalement parlant" ou "énergétiquement parlant", aucun doute à avoir, c'est un con majuscule. Et comme tout con qui se respecte, il manque de confiance en ses moyens de communication.

Alors il préfère annoncer la couleur : c'est bien d'énergie ou d'architecture qu'il va être question, pas de topinambours ni de papier-cul.

J'ai décidé d'élever cette tournure jusqu'au pinacle de la connerie. Philosophiquement parlant, elle en vaut la peine.


Dernière édition par Elya le Lun 18 Aoû 2008 - 23:42; édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 18 Aoû 2008 - 20:17    Sujet du message: Publicité

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Elya


Hors ligne

Inscrit le: 22 Oct 2007
Messages: 31

MessagePosté le: Lun 18 Aoû 2008 - 23:41    Sujet du message: En hommage à ... Répondre en citant

PREMIÈRE PARTIE

DANS LAQUELLE JE NE SAIS PAS ENCORE CE QUI VA SE PASSER, MAIS JE SUIS SUR QUE CA SERA TRÈS BIEN.



CHAPITRE ZÉRO (1)



L'ascenseur a dû bouffer un énorme cassoulet, car il stoppe au deuxième sous-sol en libérant une impressionnante vesse.
La porte coulisse majestueusement, l'éclairage du parking s'allume automatiquement. Bis et moi battons en retraite à l'ombre d'une massive limousine plus ancienne que le Limousin.
Quatre personnes, trois hommes et une femme, sortent de la cabine et s'égaillent dans le vaste local.

- Tu vois le gros mec, là-bas ? soufflé-je dans l'oreille de Bis.
- L'enflure qui se dirige vers la Mercedes ? chuchote-t-il.
- Ouais ! C'est lui, Beuvelaerts !
- Et alors ?
- Dans moins de cinq secondes il va être descendu !
Mon ami fronce les sourcils, incrédule.
- C'est ton petit doigt qui te l'a dit ?
Ma main droite jaillit hors de la poche de mon imperméable, prolongée d'un Lüger 9 mm.
- C'est pas mon petit doigt, grogné-je en pressant la détente, c'est mon index !

*
**


Flash-backement parlant, un retour de deux heures en arrière s'impose.
J'étais tranquillement en train de copuler lorsque le bigophone grésille.
En fait, tranquillement n'est pas le mot approprié car la sujette qui me sert de partenaire ces temps-ci est plutôt du genre ravageur.
Son coup de reins filerait des idées de matelote à l'anguille la plus robuste et il vaut mieux ne pas faire de scoliose pour entreprendre sa face nord.
Grâce au ciel, au niveau de l'épine je n'ai pas à me plaindre, donc la mignonne non plus.

Un pied du paddock venait juste de casser et nous nous apprêtions à disputer le dernier round à même la moquette, quand le turlu nous déconnecte l'extase.
Le temps de réaliser l'origine de la sonnerie, je me redresse sur les coudes... Coup de dagif en arrière... Plop !...
Les cannes plus arquées qu'un jockey qui vient de remporter l'arc de triomphe sur une commode Louis XV, je navigue jusqu'au combiné.
Je décroche et, appartenant à cette race d'individus que l'originalité ne rebute jamais, je balance un "allô !" de superbe facture.
Une voix apeurée s'infiltre vivement dans mon conduit auditif.
- Alix Karol ?
- En chair et en os.
- Surtout en os ! minaude ma compagne en s'agrippant à mon étendard qui refuse obstinément de ployer...
- Mon existence est en péril..., poursuit mon interlocuteur, un rien emphatique.
Le timbre est grave, déraillant et je discerne immédiatement un accent belge comme on en fait plus que dans les cabarets parisiens ou les rues bruxelloises.
- Karol, vus comprenez ce que je vous dis ?
- Oui, oui... Vous allez casser votre pipe !
Delphina - c'est le nom de ma mégérie - n'entendant que le dernier mot de ma phrase, croit que je m'adresse à elle. En gamine consciencieuse qui ne badine pas avec le chapitre fessier, elle me happe pis qu'un caméléon et m'entonne un solo de cornet à pistons.
Je me cramponne à l'ébonite et d'un raclement de gorge, j'indique à mon correspondant que je suis toujours en ligne.
- C'est affreux, gémit-il, affreux ; je suis un homme mort !
- Toutes mes condoléances, cher ami, et une caresse à votre veuve ; ricané-je.
- Mais... ce n'est pas une plaisanterie ! s'affole le type. Je vais mourir...
- Dans ce cas, consultez un médecin.
Une règle d'or, valable dans notre job comme dans tous les épisodes de la vie : quand un mec vous solicite, le laisser mariner un bon moment afin de l'attendrir. C'est seulement lorsque sa demande devient une supplique que vous occupez la position forte.
- On va m'assassiner, monsieur Karol ! Vous vous rendez-compte ? M'assassiner !
Monsieur Karol ! Nous sommes sur la bonne voie.
- Je reconnais que l'incident est fâcheux pour vous, répliqué-je cruellement, mais son importance collective me paraît moins évidente !
- Vous seul pouvez me sauver !
- la police...
- Non ! Vous !
- Pourquoi moi ? Je ne suis pas garde du corps !
Le gars halète et son souffle saccadé m'investit désagréablement les portugaises.
- Je m'appelle Henri Beuvelaerts et j'arrive de Belgique spécialement pour vous voir ! balance-t-il d'un jet.
Ce coup-ci il a réussi à éveiller mon interêt.
- J'ai des documents à vous remettre ! Des documents capitaux ! Mais on veut m'empêcher de vous rencontrer par n'importe quel moyen...
Je tente de réfléchir à la situation. Seulement comme Delphina active frénétiquement son ramonage, j'ai la gamberge qui se met en boucle.
N'écoutant que mon devoir, je repousse le visage de la fille.
Re-plop !
Je chasse les ultimes relents de lubricité qui me hantent encore l'esprit et m'empare du bloc-notes du téléphone. J'éprouve souvent le besoin d
e griffonner quand je rameute mes méninges.
- Je vais essayer de vous aider ! décidé-je brusquement.
Pfffffououououououhhhhhhhh !
Le Belge aurait poussé un tel soupir de soulagement des tours de la cathédrale de Chartres, toutes les récoltes de Beauce étaient ravagées.
- Merci, merci, merci...
- Vous me remercierez plus tard... si on ne vous a pas dégommé ! Où vous trouvez-vous ?
- A l'hôtel Méridien de la porte Maillot !
- Dans une chambre ? m'inquiété-je.
- Oh ! Non. Dans le hall... bien en vue !
- Parfait. Je crois que j'ai une idée...
- Merci, merci, merci, reprend-il, le ton plus doucereux qu'une corbeille de rahat-loukoums.
J'enraye impérieusement ses actions de gratitude :
- Fermez un peu votre gueule, vous m'empêchez de penser ! Bon, il faut que vous restiez parmi la foule. Mais ne vous laissez pas serrer de trop près ; un coup de lardoire sous l'omoplate, c'est pas fameux pour les bronches !
Au roucoulement de sa respiration, je devine qu'il frissonne méchamment.
- Le plus prudent serait que vous vous teniez près de la réception...
Le gars hésite.
- Si les autres se rendent compte que je me méfie et que j'attends du secours, ils risquent de jouer le tout pour le tout et de me flinguer ici-même, objecte-t-il.
- Vous avez raison ! Montrez-vous décontracté, ce sera préférable. Balader-vous dans le hall, achetez des cigarettes, des journaux, liez conversation avec un autre client, baratinez une hôtesse... Soyez naturel, quoi !
- Naturel, mais vigilant, n'est ce pas ?
- Voilà ! Pour que mon plan réussisse, il va falloir que je vous identifie... Donnez-moi votre signalement.
- Eh bien... j'ai quarante ans... Je porte un costume gris anthracite... J'ai les cheveux poivre et sel taillés en brosse...
- C'est maigre !
- Et puis... je pèse cent trente kilos...
- C'est gros !
- D'autre part, ajoute-t-il vivement, j'épingle toujours un oeillet blanc à ma boutonnière.
J'exulte.
- Détail très précieux ! Il était indispensable que je le susse !
Saloperie d'imparfait du subjonctif !
Voilà Delphina qui se méprend encore...

*
**


(1) Les auteurs avaient pris l'habitude de commencer leurs romans par le chapitre premier. Fini le gaspillage ! En ces temps de restriction, nous débuterons donc la numérotation à zéro.

////////// La suite de ce premier chapitre dans un prochain post //////////


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Lt. Tyrs


Hors ligne

Inscrit le: 09 Juil 2007
Messages: 20

MessagePosté le: Mar 19 Aoû 2008 - 13:55    Sujet du message: En hommage à ... Répondre en citant

Le personnage du narrateur, Alix Karol donc, fait un peu stéréotype du cynique original de base, je trouve. C'est pas désagréable à lire, la multitude d'images tordues façon vieux polar donne un certain charme au texte, mais si c'est écrit comme ça tout le long, je pense que je m'en lasserais vite.

Et...

Mais qu'est-ce qu'il peut abuser des points d'exclamation à tout-va, on se croirait sur MSN avec des rôlistes, on a presque les smilies. :/


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:37    Sujet du message: En hommage à ...

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